J'ai toujours rêvé d'être un gangster

Une cafétéria isolée sur une aire d’autoroute sert de décor à quatre histoires de vol qui tournent en eau de boudin. Un braqueur sans arme (Edouard Baer) échoue car il est intimidé par la serveuse (Anna Mouglalis). Deux kidnappeurs amateurs, gentils mais pas futés, enlèvent une adolescente...
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Avis de la Fnac : J'ai toujours rêvé d'être un gangster

Une cafétéria isolée sur une aire d’autoroute sert de décor à quatre histoires de vol qui tournent en eau de boudin. Un braqueur sans arme (Edouard Baer) échoue car il est intimidé par la serveuse (Anna Mouglalis). Deux kidnappeurs amateurs, gentils mais pas futés, enlèvent une adolescente suicidaire. Les chanteurs Arno et Alain Bashung discutent à propos d’un hold-up de chanson tandis que cinq septuagénaires (Jean Rochefort, Laurent Terzieff, Jean-Pierre Kalfon, Venantino Venantini, Roger Dumas) se retrouvent pour un dernier braquage… En 2003, “Janis et John”, le premier long-métrage de Samuel Benchetrit, n’avait pas convaincu. En revanche, “J’ai toujours rêvé d’être un gangster”, récompensé par le Prix du scénario au festival de Sundance 2008, s’impose comme une authentique curiosité, dotée d’une distribution en or. Nostalgique d’un cinéma qui n’aurait pas été perverti par les dictats de la télévision, Samuel Benchetrit a tourné en noir et blanc, histoire de retourner aux sources. Sa comédie existentielle à sketches fourmille d’effets de style empruntés au cinéma muet. On pense aussi aux films de Jim Jarmusch et aux “Tontons flingueurs”, qui hante le sketch des vieux gangsters (impression renforcée par la présence de Venantino Venantini). Voleurs ratés, amateurs ou paumés, les personnages se débattent dans des situations toutes aussi pathétiques les unes que les autres et le ton oscille entre l’absurde (le sketch du kidnapping est irrésistiblement drôle) et la mélancolie. Dommage cependant que l’exercice de style prenne un peu trop le pas sur le récit, dont la force est trop inégale d’un sketch à l’autre.
Interactivité : 5/5 Samuel Benchetrit s’est totalement investi dans la conception du DVD. Sincère et passionné, il commente le making of très réussi, qui emmène sur le vif du tournage. On y apprend que la cafétéria, décor principal du film, a brûlé une nuit, interrompant le tournage durant deux mois, mais également que le rôle tenu par Arno devait originellement être interprété par Jacques Higelin. Le cinéaste introduit longuement les six scènes coupées, qui valent le détour, à l’instar de la galerie de photos tout bonnement magnifiques. Ne manquez pas la bande-annonce, en bonus caché dans le menu des suppléments.
Image et son : 5/5
Selon les souhaits du réalisateur, l’image est au format 1.33 (4/3) et le son en DD 2.0.

Avis de notre partenaire Toutlecine : J'ai toujours rêvé d'être un gangster

Le caractère ultra référencé des gangsters de Benchetrit, sous influence Jarmuschienne, Tarantinesque, scorsesesienne ou godardienne, énerve ou amuse la critique, mais ne laisse pas indifférent. Première se fend ainsi en un Pour présentant le film « comme un agréable album de reprise qui s'écouterait entre deux verre de bourbons » et un Contre rappelant qu'une cafétéria belge n'est pas Memphis et qu'Arno n'est pas Iggy Pop. Pareil dans Télérama, avec un Ulysse aux anges devant l'hommage en magnifique noir et blanc et un autre faisant la gueule devant ce Kaurismäki ou Jarmusch du pauvre. Il y a donc ceux qui trouve l'hommage « poussif et appuyé » (Les Inrockuptibles) et ceux qui applaudissent à deux mains ce film « irrésistible » (CinéLive), « doux, drôle, jamais amer, en un mot, vivant » (Studio) et aux dialogues cocasses (Le Monde). A n'en pas douter, ces derniers sont les plus nombreux et bruyants. J'ai toujours rêvé d'être un gangster réussit le casse de la presse et vole une belle poignée de critiques positives, mais laissant aussi derrière lui quelques déçus ayant le sentiment de se faire arnaquer.

Contenu du DVD : J'ai toujours rêvé d'être un gangster

  • Le Film : J'ai toujours rêvé d'être un gangster
  • - Le making of (26 mn)
  • - Les scènes coupées
  • - La galerie de photos en noir et blanc

Avis des internautes : J'ai toujours rêvé d'être un gangster

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Fiche détaillée : J'ai toujours rêvé d'être un gangster

réalisateur (s) Samuel Benchetrit
acteur (s) Edouard Baer, Anna Mouglalis, Jean Rochefort, Laurent Terzieff, Jean-Pierre Kalfon, Venantino Venantini
Editeur Wild Side
Langue 1 français
Sous-titrage français pour malentendants
Format image 4/3 format respecté 1.33
Support simple face double couche
Qualité Pal
Durée (mn) 108.00
couleur/noir blanc noir & blanc
Stéréo / Mono mono

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