Bataille à Seattle

Le 29 novembre 1999, Seattle se prépare à accueillir le sommet de l’Organisation Mondiale du Commerce. De leur côté, les militants altermondialistes mettent au point des actions pacifiques afin de saboter ce “congrès de la honte”. Le lendemain, alors que les opposants au libre-échange, défenseurs...
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Avis de la Fnac : Bataille à Seattle

Le 29 novembre 1999, Seattle se prépare à accueillir le sommet de l’Organisation Mondiale du Commerce. De leur côté, les militants altermondialistes mettent au point des actions pacifiques afin de saboter ce “congrès de la honte”. Le lendemain, alors que les opposants au libre-échange, défenseurs du commerce équitable et autres associations de protection de l’environnement défilent dans le centre de la ville, le ton monte entre manifestants et forces de l’ordre. Peu à peu, la situation, gangrenée par des casseurs, va dégénérer… Parce qu’il en avait assez de jouer le beau gosse de service, l’acteur irlandais Stuart Townsend (“Shooting Fish”, “La reine des damnés”), compagnon de Charlize Theron à la ville, est passé derrière la caméra en 2007. “Bataille à Seattle”, premier essai ambitieux et engagé, relate ni plus ni moins la naissance de l’altermondialisme. Même s’il ne cache pas son admiration pour le travail de Paul Greengrass dans “Bloody Sunday”, Stuart Townsend a néanmoins tenu à s’en démarquer en conjuguant le documentaire (images d’archives insérées à l’appui) et le mélodrame. Servi par une flopée de stars (Charlize Theron, Ray Liotta, Michelle Rodriguez, Martin Henderson, Woody Harrelson, André Benjamin, Connie Nielsen…) le film, très documenté, n’évite pas tous les écueils (pathos, clichés…) mais remporte l’adhésion grâce à son honnêteté (il n’élude ni les contradictions, ni les effets secondaires de ces manifestations) et sa formidable énergie.
Interactivité : 3/5 Au cours de cet entretien de trente minutes, le beau Stuart Townsend, sincère, modeste et déterminé, revient sur la genèse du film, évoque sa prise de conscience politique et explique ses partis pris de mise en scène.
Image et son : 5/5

Avis de notre partenaire Toutlecine : Bataille à Seattle

Pour Bataille à Seattle, la presse s'est «engagé» avec Stuart Townsend, approuvant les louables intentions du premier effort du jeune réalisateur. Une grande majorité s'est rallié aux propos, passant souvent outre des faiblesses de réalisation. La phrase caractérisant le mieux le film vient de L'Express: «c'est du cinéma indépendant, engagé, aussi efficace qu'un blockbuster hollywoodien». On parle de maladresses mais qu'il faut voir et aimer. Tout le soucis d'un film dit «militant», comme le souligne judicieusement Le Figaro : «le défaut intrinsèque du film engagé: l'idéologie qui accompagne l'image l'affaiblit parfois par manque de distance d'objectivité». C'est bien, d'un côté, on a les «gentils» Ciné Live, Le Nouvel Obervateur, L'Express et Studio. De l'autre, les «redoutables» Inrockuptibles, Libération, et Télérama. Et au milieu, Le Figaro. Chez Studio, on adhère mollement à la démarche de Townsend, surtout pour un premier film, qui «n'a pas choisi la facilité en se plongeant dans les méandres de la lutte alter mondialiste contre l'Organisation mondiale du commerce», sans vraiment rentrer dans les détails, mais nous informant qu'un engagé, c'est vachement bien («engagé mais juste»), tout comme Ciné Live, enfonçant le clou avec «son film puissant et engagé». Quid de la réalisation, de la «patte» du réalisateur? Studio et Le Nouvel Obs concèdent des «imperfections» et «quelques facilités d'écriture», mais «convaincant», mais c'est le Nouvel Obs qui parle le mieux du point de vue se démarquant des images TV, la force du film étant «dans le mélange d'images d'archives et de scènes reconstituées», en éclairant l'évènement «traité de manière simpliste par les médias tout en montrant de quel côté penche son engagement et en pointant les dérives» (Studio). Quant à Ciné Live, on est sous le charme, où on lâche les superlatifs flatteurs, le film étant «une galerie de portraits vibrants d'humanisme», se permettant une petite analyse de la mise en image, pointant, avec L'Express, «une maîtrise» omniprésente, du «scénario à la fois simple et ciselé à la mise en scène», à l'aise dans tous les registres, «des séquences d'émeute d'une violence saisissante aussi brillamment que des scènes plus intimes». Mais ce n'est rien comparé au lyrisme enflammé du Nouvel Observateur, haranguant ses lecteurs comme s'il était sur les barricades de Mai 68: «Bataille à Seattle prouve, avec verdeur, que l'héritage de Mai-68 n'est pas enterré». Il semblerait que le journal est celui qui a le mieux compris, ou pris la peine d'analyser, l'essence même du choix de la multiplication des portraits, en y admettant qu'il s'agit de la force évocatrice du film, tout en étant sa faiblesse narrative. Ici, on parle même d'«ambitieuse fiction polyphonique».On ne peut pas plaire à tout le monde, surtout aux Inrocks, qui «s'ennuie ferme», et à Libération, parlant d'un «un film tendance lacrymo», de «récit gnangnan» détruisent point par point le «consensus mou» de leurs chaleureux collègues. Du point de vue au style du metteur en scène, tout passe à lessiveuse. Là où on saluait le courage de Townsend, ici on est consterné par «par son incapacité totale à mettre en branle la moindre réflexion». Là où on était impressionné par le propos se voulant une alternative à la couverture médiatique de l'évènement, on trouve qu'il se vautre dans «la logique sensationnelle et catéchisante des images télévisées sans jamais les détourner». Là où l'on voit une recherche, parfois trop complexe, de précisions dans les personnages, Libé voit plutôt «un échiquier trop simpliste pour être réaliste», alors que le modéré Figaro parle d'une «démonstration simpliste qui gâche les reconstitutions impressionnantes des manifestations, les mouvements de foule et les charges de police».

Contenu du DVD : Bataille à Seattle

  • Le Film : Bataille à Seattle
  • Les suppléments : Un entretien exclusif avec le réalisateur

Fiche détaillée : Bataille à Seattle

Titre original Battle in Seattle
réalisateur (s) Stuart Townsend
acteur (s) Woody Harrelson, Charlize Theron, Ray Liotta, Michelle Rodriguez, Channing Tatum
Editeur Metro
Langue 1, Encodage 1 anglais, Dolby digital 5.1
Langue 2, Encodage 2 français, Dolby digital 5.1
Sous-titrage français
Qualité Pal
couleur/noir blanc couleur
Stéréo / Mono stéréo

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